Double-Face (Batman '66) est l'incarnation inspirée de l'Âge d'argent de Harvey Dent, créée pour la continuité de la série télévisée Batman de 1966. Initialement imaginée pour la série télévisée des années 1960 mais mise de côté pendant des décennies, cette version a finalement fait ses débuts en 2014 dans le comic book « Batman '66: The Lost Episode #1 » et a tenu la vedette dans le film d'animation de 2017 « Batman vs. Two-Face ».
La Scena
L'incarnation de Double-Face dans « Batman '66 » présente deux origines distinctes à travers son histoire en bande dessinée et en animation. Dans « Batman '66: The Lost Episode #1 » — adapté du synopsis de scénario inédit des années 1960 de Harlan Ellison —, le procureur de la République Harvey Dent poursuit en justice le parrain de la pègre « Lucky » Maroni. Lorsque Maroni lance une bouteille d'acide pour éliminer le magistrat, Batman s'élance pour protéger Dent avec sa cape. Cependant, l'acide éclabousse le côté gauche du visage de Dent, le défigurant à jamais et le poussant à embrasser une vie de crime guidée par la dualité. Autrement, dans le long-métrage d'animation de 2017 « Batman vs. Two-Face », la mutilation de Dent se produit lors d'une démonstration publique de « l'Extracteur de mal » du Dr Hugo Strange au pénitencier de Gotham State. Conçue pour siphonner le mal de prisonniers tels que le Joker, le Penguin et le Riddler, la machine surchauffe et explose. Batman tente de protéger Dent avec sa cape, mais un gaz maléfique liquéfié asperge le côté gauche du visage d'Harvey. Cette exposition le défragmente et fracture sa personnalité, créant un criminel obsédé par la dualité et régi par le pile ou face d'une pièce de monnaie.
Significato
L'intégration de Double-Face dans l'univers de « Batman '66 » revêt une importance capitale dans l'histoire de Batman et la préservation de la culture populaire. Lors de la diffusion de la série originale entre 1966 et 1968, Double-Face fut notoirement le méchant classique le plus marquant des comics à être écarté de l'écran, les producteurs jugeant son apparence mutilée trop effrayante et sombre pour le ton kitsch et léger de la série. En adaptant le synopsis de scénario de 1966 de Harlan Ellison, resté longtemps dans les tiroirs, sous forme de bande dessinée près de cinquante ans plus tard, les créateurs ont comblé une pièce manquante majeure de la mythologie rétro de Batman. Sur le plan thématique, cette version jette un pont entre la narration classique de l'Âge d'argent et la théâtralité emblématique de la série des années 1960. De plus, le long-métrage d'animation de 2017 « Batman vs. Two-Face » constitue un jalon monumental, marquant la toute dernière prestation vocale d'Adam West en tant que Batman avant son décès en juin 2017. Unissant le Batman de West à l'icône de la science-fiction William Shatner dans le rôle de Double-Face, cette production fait office à la fois de crossover historique et de adieux nostalgiques à une ère emblématique de la télévision super-héroïque.
Design
Le design visuel de Double-Face (Batman '66) transpose la dualité caractéristique du personnage dans l'esthétique haute en couleur de la série télévisée des années 1960. Dans « Batman '66: The Lost Episode #1 », l'artiste José Luis García-López a représenté le côté gauche défiguré du visage d'Harvey Dent dans une teinte verte vibrante, créant un contraste saisissant avec son côté intact. Son costume reflète cette nature double avec un complet asymétrique, associant une tenue de soirée classique noire et blanche à un motif audacieux et coloré de magenta et d'orange taillé selon la mode classique des années 1960. Dans le film d'animation de 2017 « Batman vs. Two-Face », le design du personnage a été spécifiquement sculpté pour ressembler à un William Shatner des années 1960, conférant à Harvey Dent une belle allure de premier rôle qui bascule vers un côté défiguré aux tons mauve clair et bleu. Dans toutes ses variations, Double-Face transporte son instrument de prédilection dictant son destin : une pièce de monnaie en argent à deux têtes, dont le côté gauche est violemment griffé et balafré, qu'il lance pour déterminer chaque décision criminelle.
